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Le harcèlement scolaire en Thaïlande : ce que les parents doivent savoir

Le Département des services médicaux de Thaïlande a récemment tiré la sonnette d’alarme concernant l’augmentation et la diversification des cas de harcèlement parmi les enfants et adolescents. Le pays figure parmi les nations les plus touchées par ce phénomène, selon les données officielles.

Pour les familles expatriées installées en Thaïlande, cette question revêt une dimension particulière. L’intégration scolaire des enfants étrangers ou bilingues peut créer des situations de vulnérabilité spécifiques. Le harcèlement peut prendre des formes variées : verbal, physique, social, ou de plus en plus souvent, cybernétique via les réseaux sociaux et applications de messagerie populaires auprès des jeunes Thaïlandais.

Les parents doivent connaître les signaux d’alerte : changements de comportement, refus d’aller à l’école, anxiété, troubles du sommeil ou repli sur soi. Contrairement à une perception parfois répandue, le harcèlement ne se limite pas aux établissements publics ; il touche aussi les écoles internationales.

En matière de ressources, les écoles accréditées disposent généralement de conseillers scolaires et de protocoles anti-harcèlement. Cependant, la communication avec l’établissement reste essentielle. Les parents doivent documenter les incidents et dialoguer rapidement avec la direction et les enseignants. Les autorités scolaires thaïlandaises prennent ce sujet au sérieux, notamment en raison de ses impacts sur la santé mentale des jeunes.

Pour les enfants bilingues ou issus de familles mixtes, des défis supplémentaires peuvent émerger. Apprendre à naviguer deux systèmes scolaires, deux cultures et deux langues crée parfois une différence perçue comme marginalisante par les pairs. Certains établissements proposent des programmes spécifiques de sensibilisation à la diversité.

Les parents expatriés disposent aussi de canaux de soutien communautaires : réseaux d’expatriés, associations d’écoles internationales, et même consulats qui peuvent orienter vers des ressources locales adaptées. Documenter les incidents en thaï et en anglais facilite également les démarches officielles si nécessaire.

Source : Khaosod English

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