Les producteurs laitiers thaïlandais traversent une période difficile marquée par une accumulation inédite de stocks de lait frais, directement liée à la montée des importations de poudre de lait sur le marché national. Cette situation met en péril la viabilité économique des exploitations familiales et pose la question de la stratégie gouvernementale en matière de sécurité alimentaire et d’autosuffisance agricole.
Le secteur laitier représente une part importante de l’agriculture thaïlandaise, avec des fermes réparties dans plusieurs régions du pays. Or, l’arrivée croissante de produits laitiers importés, notamment sous forme de poudre, crée une concurrence déloyale : ces produits arrivent souvent à des prix que les producteurs locaux ne peuvent égaler, malgré la qualité de leur offre. Les fermes familiales, qui constituent l’épine dorsale de ce secteur, sont les premières affectées par cette compression des prix.
Les organisations représentant les producteurs demandent au gouvernement d’intervenir par des mesures tarifaires, des quotas d’importation ou des subventions ciblées. Ils arguent que protéger la production laitière locale n’est pas un simple enjeu économique : c’est aussi une question de sécurité alimentaire et de stabilité des revenus ruraux. La Thaïlande, qui aspire à renforcer son indépendance alimentaire, dépend actuellement de ces importations pour répondre à la demande intérieure.
Ce débat reflète une tension plus large en Thaïlande entre l’ouverture commerciale et la protection des petits producteurs agricoles. Le gouvernement devra trouver un équilibre entre maintenir des prix accessibles pour les consommateurs et préserver la viabilité des fermes locales. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer les orientations politiques en la matière.
Source : Nation Thailand – News






